Document: L'ancêtre des Glaude venait d'Alsace
Publisher: Newspaper article
"Les Glaude, et non pas les Claude, arrivèrent à Ottawa en 1897, un an après [sic]l'accession au pouvoir de sir Wilfrid Laurier. Alexandre Glaude, qui était un ami intime du député des Deux-Montagnes, se rendit compte que le petit lopin de terre sur lequel il vivotait à St-Hermas, près de Lachute, ne suffirait pas à lui apporter les revenis nécessaires à l'instruction de ses gars. C'est donc à l'automne de 1897, que la famille Glaude élisait domicile à Ottawa sur la rue Murray." C'est en ces termes que monsieur l'abbé Hermas Glaude, curé de la paroisse St-Joseph d'Orléans, a débuté la narration de l'histoire de ses ancêtres alors qu'il donnait une causerie aux membres de la Société généalogique d'Ottawa-Hull mardi soir.La première partie de l'exposé de l'abbé Glaude a été consacrée à l'histoire des Glaude à Ottawa. Cette famille, était, jusqu'à très récemment, l'une des plus vieilles de la basse-ville. Selon le conférencier, M. Alexandre Glaude, son grand-père, le premier à s'établir dans la capitale, mourut le 1er janvier 1900, laissant pour perpétuer son nom, cinq fils et quatre filles. De ce nombre, quatre se sont consacrés à la vie religieuse et sacerdotale.
L'ancêtre Nicolas, vient de Strasbourg
Selon l'abbé Glaude, sa famille descend d'un certain Nicolas Claude venu de Strasbourg en Alsace, né de parents luthériens et qui vint s'établir au Canada vers 1750. Il se maria le 12 juin 1752 à une demoiselle Geneviève Bouleau ou Boileau, à Ste-Geneviève, non sans avoir, au préalable, adjuré le luthéranisme. Sur les registres, il semble que l'on ait inscrit Nicolas Claude comme étant de nationalité allemande. Or, selon le conférencier, l'Alsace, du temps de Nicolas, était possession française, ce qui fait de lui un véritable français de naissance, d'autant plus qu'il était né à St-Nicolas de Vélospal, village situé tout près de Strasbourg.
C'est dans ce village que Nicolas, fils de Sébastien Claude et de Catherine Grammatif, vit se dérouler son enfance, jusqu'à ce qu'il s'embarque pour la Nouvelle-France. Quand au père de son épouse, Geneviève Bouleau, François, il serait originaire de St-Malo en Bretagne. Après le mariage, le jeune couple demeura quelques années à Ste-Geneviève de Pierrefonds et huit enfants naquirent de cette unionm trois filles et cinq garçons, dont Nicolas Amable, qui deviendra l'ancêtre des Glaude d'Ottawa.
Variation du nom
"Il est intéressant, de dire l'abbé Glaude, de constater que le Glaude a subi une certaine évolution et que dans ses origines en Amérique, on l'épelait et le prononçait avec la lettre initiale "C". Ainsi pendant les trois premières générations on écrivait Claude; alors qu'à la quatrième on voit que le nom adouci sensiblement, s'écrit et se prononce avec l'initiale "G". Cependant, sur les bords du Rhin, le nom tout en s'écrivant Glaude, se prononçait avec la gutturale "C". A son arrivée en Nouvelle-France, Nicolas Claude, seul colon de ce nom qui soit venu s'établir en ce pays, préféra l'appellation "Glaude" qui est plus douce. Nicolas Claude ou Glaude est donc l'ancêtre de tous les Claude et Glaude canadiens et même américains, puisqu'une partie de la famille est allée s'y établir.
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